mardi 1 mai 2018

Glanes

Une illustration de Raymond Carrance pour La Ville dont le Prince est un enfant, de Montherlant (1967).


Quant à ce tableau anonyme datée des années 1820, il nous rappelle combien la peinture néo-classique a été homo-érotique. Un érudit qui voudrait s'attaquer à un recensement et à une analyse de tous les tableaux de cette période esthétique se confronterait à un continent presque sans fin à explorer. A ma connaissance, ce travail n'a pas été entrepris, ni même esquissé.

 
Ce mouvement n'est évidemment pas seulement français. Au hasard de mes glanes internet, j'ai trouvé ce tableau du peintre espagnol José Aparicio (1770-1838), peint en 1811, à Rome : Socrate enseignant.


Sur la tablette, il est écrit : Consiglio ad un giovane poeta dialogo socratico recitato nelle adunanza della' Arcadia, que l'on peut traduire par : Conseil à un jeune poète, dialogue socratique récité lors de l'assemblée d'Arcadie.

Ces numismates sont bien tendres entre eux (et fort peu habillés) au moment d'observer la médaille que tient ce musculeux jeune homme.


Il s'agit d'une médaille éditée par la Société des Amis de la Médaille Française, en 1901, pour commémorer la récente fondation (1899) de la société. Ces 4 hommes représenteraient des graveurs connus à leur époque. Sur la face, le personnage féminin en train de dessiner n'est guère plus habillée.

2 commentaires:

Jean-Claude Féray a dit…

Le tableau anonyme daté approximativement de 1820 et à sujet mythologique (mais lequel ? on distingue mal le corps allongé au sol) est effectivement très beau. Je me demande si le flou ou le gribouillis bizarre au niveau du sexe a été introduit par le cabinet d'expert juste pour la photo ou s'il est dû à une mauvaise restauration. Peut-être nous le direz-vous le 6 mai prochain…

Bibliothèque Gay a dit…

Je pense que ces quelques feuilles qui cachent le sexe sont d'origine. Il faudrait voir l'original, mais la photo de la maison de ventes aux enchères est suffisamment nette pour qu'on le distingue clairement.